Saint-Ferdinand d'Halifax

A.D.
1852
1925

 

L'église, lieu de rassemblement

Les débuts

En 1830, le curé Michel Dufresne, de Saint-Nicolas, après diverses explorations dans le canton d'Halifax, invite quelques familles à venir s'établir dans ce splendide décor aux abords du lac William. Quelques colons viennent s'y installer. Un peu plus tard, Ferdinand Gauvreau, curé de St-Sylvestre, découvre à son tour la région. Il convie d'autres colons. Ce sont d'abord les Perrault, les Simoneau, les Boucher qui répondent à cet appel.

Le 10 juin 1834, le curé Gauvreau célèbre la première messe dans une maison du 5e rang. Paul Gardner accueille ce premier rassemblement liturgique. Au cours des années qui suivent, Catholiques et Protestants, Francophones et Anglophones, se réunissent ici et là, en toute fraternité dans des maisons privées pour assister au Saint Office.

Quand, le 1er juin 1858, la paroisse est canoniquement reconnue, on bâtit la première chapelle au coût de 170 louis soit $3,000. Les défricheurs sont pauvres; ils doivent s'endetter davantage pour se payer un lieu de dévotion. Pendant plusieurs années, ils se contentent de petites chapelles minables, inconfortables et peu sécuritaires.

Finalement, avec la population croissante, en 1925, sous la présidence du curé Alfred Boulé, on entreprend la construction de l'église que nous connaissons aujourd'hui. Les travaux sont alors confiés à un spécialiste en ce domaine : François-Albert Lambert (1889-1952) responsable entre autres de l'érection de l'église de Dosquet puis du monastère, de la basilique et de l'hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré.



 

Vie paroissiale

   

L'église Saint-Ferdinand, aujourd'hui

Située au pied d'une pente raide (la Côte-de-l'église) débouchant sur la rue Principale, entre le lac William et l'école primaire, en plein coeur de l'activité du village, l'imposante église Saint-Ferdinand témoigne de son importance auprès des fidèles paroissiens.

Dans un style conventionnel, l'élégant édifice recouvert de briques pâles présente en façade un clocher flanqué de ses deux clochetons. Le traditionnel coq de cuivre à la pointe de cette majestueuse flèche nous indique encore la direction des vents. Le carillon électronique, orgueil des paroissiens, annonce toujours l'angélus et les offices religieux de ses sons mélodieux.

À l'intérieur du temple, simplicité, sobriété, unité. Aucune oeuvre d'art. Cependant, lors de mariages ou de funérailles, on peut entendre le puissant orgue Casavant original de 1903, orgueil de Saint-Ferdinand. Sous une longue et haute voûte évoquant la barque de saint Pierre, dix colonnes de style corinthien, aux chapiteaux ornés de feuilles d'acanthes aux ors plaqués. Les artisans d'alors, n'étant pas outillés comme ceux d'aujourd'hui, on s'étonne toujours du travail de précision que ces derniers ont su réaliser.

Ces piliers, répartis de chaque côté du vaisseau central se partagent le poids des arches de la structure. Une enfilade de bancs de chêne droits et sombres occupent la place de l'allée centrale au centre de la nef . De chaque côté, une allée principale élargie pour permettre la circulation des fidèles. Évidemment, la circulation latérale, comparativement à celle centrale, présente quelques inconvénients pour les cortèges.

Aux murs extérieurs, des vitraux en oeils-de-boeuf, un simple chemin de croix surmonté de quelques larges toiles, tout concourt à créer une atmosphère de paix favorisant ainsi le recueillement.

Dans le choeur, le maître-autel, au-dessus duquel trône la statue de notre Saint Patron, Ferdinand III*, se retrouve encadré de deux minuscules autels latéraux. Le tout concourt à un équilibre de bon goût.

 

 

La salle communautaire  
 
   

En son sous-sol, la salle communautaire accueille les réunions du Cercle de fermières, les tisseuses, les activités de l'Âge d'or et également parents et amis après les funérailles..
Cette salle est également à l'usage des gens de Saint-Ferdinand qui en font la demande.

À noter, à l'arrière de l'église, un autre imposant édifice, le Foyer-résidence Tardif, autrefois résidence du célèbre médecin de campagne, le Docteur Lamontagne.

 
   

Église de Saint-Jean-Baptiste Vianney
 
   

 

 

Le 10 juillet 1925, année de la construction de l'église Saint-Ferdinand, la paroisse Saint-Jean-Baptiste Vianney constituée de 70 familles, est reconnue canoniquement.

Athanase Caouette, fait don à la fabrique du terrain sur lequel on décide de bâtir l'église et le presbytère.

Jusqu'à ce jour, les offices avaient lieu dans une maison convertie en chapelle, propriété de Johnny Lavertu. L'abbé Aurèle Hudon, grand travailleur, s'implique activement avec tous les paroissiens dans la réalisation de ce projet collectif de construction. Les travaux avancent si bien qu'on croit pouvoir en faire l'inauguration à Noël. Hélas! En novembre, le beau projet part en fumée.

Puis, en 1926, les courageux paroissiens se retroussent les manches. Une deuxième église est érigée. Puis, le presbytère. La dette pour les deux églises et le presbytère totalise alors $15,500.

 
 

 
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