I- 1804-1834...les
origines
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collaboration
spéciale de Claudette Lebel-Lemay

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...De vieilles montagnes
aux sommets arrondis et aux pentes douces, de vastes forÍts
giboyeuses, un superbe lac fourmillant de poissons, des terres
riches. Ces vieilles montagnes, c'est le dÈbut de la longue
chaÓne des Appalaches, ý quelque part dans le canton d'Halifax.
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1804
les premiers habitants et la première route

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Une soixantaine d'indiens, des AbÈnakis,
vivent dans des tentes aux abords du lac ý la Truite et
du lac William alors complËtement entourÈs d'arbres. Des
Irlandais sont aussi installÈs
depuis quelques temps dans les environs.
Cette annÈe-lý, en 1804, le capitaine Amos
Hall du New-Hampshire (U. S.), effectuant une expÈdition
de chasse et de pÍche au lac ý la Truite, dÈcide de poursuivre
son pÈriple dans la rÈgion. Il aboutit ý Maple Grove
ý environ 3 km du lac William et dÈcouvre ý cet endroit un
sol assez riche pour l'inciter ý s'y installer avec sa femme
et ses onze enfants.
Pendant trois ans, il se prÈpare ý les accueillir sur cette
terre pleine de promesses.

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l'importance du chemin
de Craig qui sauve de la famine
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Or, survivre en ces temps difficiles n'est
pas une mince affaire. Les hivers sont rudes. Les colons,
pauvres et dÈmunis de tout, doivent lutter ý la fois contre
la faim, le froid, les animaux sauvages, l'Èloignement. Tout
est ý faire et rien de disponible sur les lieux. L'absence
de routes rend difficilement accessible l'approvisionnement
en produits essentiels. Il faut des outils, du matÈriel de
base pour l'alimentation, la santÈ, la construction. Il faut
aussi rapidement des ustensiles, des chaudrons, des poÍles,
etc. Imaginons seulement la quantitÈ de nourriture requise
pour une famille de 10 personnes ý trois repas par jour...
Au bout d'une semaine... Au bout d'un mois... Ce qui reprÈsente
des kilomËtres ý parcourir ý pieds ý travers bois, le dos
chargÈ de ravitaillements!
Par consÈquent, quelques familles, sous la
direction et aux frais de Joseph Frobisher
entreprennent la construction d'un chemin. Les colons travaillent
donc ý ce chemin en plus de leurs occupations quotidiennes.
C'est long! Et mÍme, trËs long! Vu l'importance et l'urgence
dudit chemin (la famine menaÁait la colonie), le gouverneur
Craig mobilise plus de 400 soldats qui seront affectÈs ý la
rÈalisation de cette route. ¿ leur tÍte, le Lieutenant-Colonel
Robertson.
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1810-1830:
la diligence Québec-Boston
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En 1810, le chemin de Craig est ouvert de
Saint-Gilles ý Shipton en passant par les cantons Nelson,
Leeds, Inverness, Halifax, Chester et Tingwick; puis ensuite,
Richmond au chemin du Saint-FranÁois. Cinq ans plus tard,
il ira de Lennoxville ý Hereford par Clifton.
Le 14 janvier 1811, un service de diligences
QuÈbec-Boston est officialisÈ. Deux diligences se relaient
ý mi-chemin ý Haverhill. Ce qui soulage bien les porteurs.
Mais le service est souvent perturbÈ. Le mauvais temps brise
les routes et dÈrange les horaires. C'est chez le capitaine
Hall que se tient le premier bureau de poste. Ira Hall, son
fils, possÈdant le seul cheval de la colonie, a la charge
du transport du courrier jusqu'ý l'avËnement de la diligence.
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1830: une première mission
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Nous sommes en 1830.
Le grand chemin militaire de Craig,
avec de nombreux ponts ÈrigÈs sur son trajet, est maintenant
tout ý fait fonctionnel de QuÈbec ý Boston; le deuxiËme,
le Gosford, entrepris par Lord Gosford, vient
de commencer.
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Governor
James Craig
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On tente maintenant d'Ètablir une certaine
rÈgularitÈ dans le service de diligence. On y arrive enfin
ý force de persÈvÈrance.
La mÍme annÈe, une Èquipe d'explorateurs arrive
au lac William. Avec eux, un missionnaire en quÍte
d'’mes ý baptiser, de paÔens ý convertir au christianisme.
C'est Michel Dufresne, curÈ de Saint-Nicolas. Šbloui par ce
dÈcor grandiose et mesurant le vaste potentiel de ce qui l'entoure,
le missionnaire fait appel au courage d'Èventuels pionniers.
Quelques colons seulement vont relever le dÈfi. Ils entreprennent
sans tarder l'abattage des arbres, la construction de camps
en structure de bois ronds, la crÈation de sentiers qui les
relieront entre eux, la culture du maÔs et de la pomme de
terre.
¿ quelques kilomËtres de lý, ý la dÈcharge
du lac William, sur les bords du lac Joseph, vivent
des Šcossais rÈcemment ÈmigrÈs de Arran Island (Scotland).
Mais, de culture et de langues trop diffÈrentes, il n'y aura
pas vraiment d'Èchanges entre ces Šcossais et les nouveaux
colons.

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1834: La construction du village commence
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Puis, en 1834, un autre missionnaire-dÈcouvreur,
Ferdinand Gauvreau, curÈ de Saint-Sylvestre, tombe ý son tour
sous le charme de ce site enchanteur. Il y entrevoit d'immenses
possibilitÈs. Du bois franc en quantitÈ, principalement des
Èrables, des hÍtres, des bouleaux, des merisiers, autant de
bois mou, de l'eau ý profusion, Áa veut dire de quoi se loger,
se meubler, se chauffer, s'alimenter. M. Gauvreau convie alors
d'autres colons ý venir s'Ètablir dans cet environnement si
prometteur. Il faut fonder une nouvelle colonie, essaimer,
peupler. Ce sont d'abord les Perreault, les CÙtÈ,
les Simoneau, les FrÈchette, les Boucher
et les Fortier qui rÈpondent ý son appel. " La terre
est ý tout le monde ", comme le dira FÈlix Leclerc plus tard.
Les nouveaux arrivants s'installent donc dans les environs
du lac William. Chaque famille dÈlimite son espace : on commence
le dÈfrichage pour prendre possession des lieux, se b’tir
un toit, se faire un jardin. La construction du village de
Saint-Ferdinand que nous habitons aujourd'hui vient de dÈbuter.

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Cartes
postales
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II- 1834-2001...
histoire à suivre...
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Le lecteur sera étonné
de voir que nous arrêtons ici la présentation
historique de Saint-Ferdinand au moment précis
où ça commence!
La raison en est
fort simple. Après avoir tenté de faire
un peu d'ordre dans les multiples informations que nous
avons pu trouver sur la genèse du village, il
nous est apparu que le travail serait long et que le
développement de la partie essentielle de notre
histoire, soit celle de 1834 à aujourd'hui,
dépasserait largement le cadre qui nous était
ici alloué.
Pour la suite des
choses, nous comptons faire appel à toutes les
bonnes volontés et à toutes les bibliothèques
vivantes parmi nous pour écrire ensemble
qui nous étions et qui nous sommes maintenant.
Après les Fêtes, nous comptons revenir
sur ce sujet avec un projet à long terme.
En attendant,
nous vous invitons à regarder les quelques cartes
postales que nous avons pu dénicher sur le site
Internet de la Bibliothèque
Nationale du Québec en espérant que
cela vous donnera le goût de fouiller vous aussi
dans vos archives de famille en prévision de
la suite de l'histoire...
Merci et à
bientôt.
Claudette
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Saint-Ferdinand: origine du
patronyme
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Nous avancerons ici une hypothËse
: serait-ce en hommage ý ce missionnaire-dÈcouvreur Ferdinand
Gauvreau?
Selon la coutume au temps des explorations, on donnait au site
nouvellement dÈcouvert le nom du responsable de la dite dÈcouverte;
il est donc permis de penser in extenso que, par esprit d'humilitÈ,
ce bon curÈ ait choisi son homonyme l'exemplaire roi d'Espagne,
Ferdinand III.
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| Note 1. |
| Permettez-moi ici d'ouvrir une
petite parenthËse : En 1803, les Irlandais et les Šcossais catholiques
sont chassÈs de leur pays. Ils se retrouvent massivement en
Ontario (Haut-Canada). ¿ cette Èpoque, le vaste Canada, est
dÈjý une terre d'accueil privilÈgiÈe pour les immigrants irlandais
et Ècossais qui, malgrÈ leurs diffÈrences culturelles et linguistiques,
rejoignent les rangs des Canadiens dans l'exercice d'une mÍme
religion. |
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| Note 2. |
| Ici, on se pose quelques questions.
Qu'est-ce qui avait conduit Hall aussi loin dans les terres?
AprËs tout, sa famille Ètait confortablement installÈe aux Štats-Unis.
"Un tien vaut mieux que deux tu l'auras" Ètait vrai aussi en
ces temps reculÈs. Pourquoi, alors, l'extirper d'une civilisation
autrement plus ÈvoluÈe pour l'amener au fond des bois? Štait-il
conscient que c'Ètait la plonger dans la misËre d'une survie
mal assurÈe? Ce point n'est pas Èclairci dans les livres d'histoire
que nous avons consultÈs. Mais, nous pourrons avancer plus tard
quelques hypothËses ý ce sujet. |
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| Note 3. |
| Pourquoi cette gÈnÈrositÈ? Ceci
est mon interprÈtation suite ý mes recherches: Frobisher est
co-propriÈtaire depuis 1780 avec ses deux frËres (Benjamin et
Thomas) et l'Šcossais Simon McTavish de la C.N.O. (Compagnie
du Nord-Ouest ou la North-Western Company), laquelle rivalise
d'ardeur avec la Compagnie de la Baie d'Hudson dans le dÈveloppement
de la traite des fourrures. La C.N.O., qui entretient de bonnes
relations avec les Indiens, trouve donc un intÈrÍt certain ý
l'Ètablissement d'une route qui facilite l'accËs ý de nouveaux
sites et le transport de milliers de peaux qui seront acheminÈes
vers les Štats-Unis et les vieux pays. De plus, les commerÁants
eux-mÍmes se dÈplacent pour aller quÈrir les fourrures et contrer
ainsi la C.B.H. (Compagnie de la Baie d'Hudson). Les profits
sont Ènormes! Plus tard, en mars 1821, ces deux importantes
compagnies se fusionneront. |
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| Note 4.Origine du patronyme |
Mais quel Ètait ce roi, cet homme, pour qu'on le prÈsent’t comme
modËle ý toute une communautÈ de chrÈtiens Ètablis dans le Nouveau-Monde?
Un peu d'histoire s'impose : Ferdinand III (1199-1252), roi
de Castille (1217) et de LeÛn (1230), Ètait le troisiËme chef
d'Ètat issu d'une illustre famille royale. Plusieurs rois ont
portÈ ce nom dans diffÈrentes lignÈes et ý diffÈrentes Èpoques.
(Note : Pour les fÈrus de l'Histoire , voir plus bas Ferdinand
et Isabelle de Castille*.) Il engendrera treize enfants avec
deux Èpouses successives. Ferdinand III protÈgera et dÈfendra
le catholicisme ý travers l'Espagne. Toute sa vie, il combattra
farouchement les Maures, ces Africains musulmans qui, pendant
des siËcles, ont tentÈ l'invasion de l'Espagne. Le saint roi
continuait ainsi l'úuvre de son prÈdÈcesseur Ferdinand 1er dit
" le Grand " (1017-1065) qui avait expulsÈ les Èmirs de TolËde
et de SÈville. Sa mort survint le 30 mai 1252. Il avait alors
53 ans. Pour le donner en exemple, le pape ClÈment X canonisa
Ferdinand III en 1671. * Plus tard, un autre roi du mÍme nom,
Ferdinand 11 dit " le Catholique " (1452-1504), du royaume d'Aragon
et donc d'une autre lignÈe, travaillera ý l'unification de l'Espagne.
Son mariage en 1469 avec Isabelle de Castille le confortera
dans cette action. Les Maures seront enfin expulsÈs des Štats
espagnols. Il y a encore en Espagne des trÈsors architecturaux
qui tÈmoignent de leur passage dont ý TolËde, ý Cordoba (la
MosquÈe) et ý Granada (le majestueux Alhambra et ses jardins
luxuriants.) Malheureusement, ce couple royal appuiera aussi
l'Inquisition. Isabelle sera trËs active dans la chute du royaume
maure de Grenade (1492). C'est aussi sous le rËgne d'Isabelle
de Castille que l'explorateur gÈnois Cristobal de ColÛn, mieux
connu sous le nom de Christophe Colomb, ira dÈcouvrir l'AmÈrique
la mÍme annÈe. Il aura obtenu de cette souveraine le financement
de ses explorations ainsi que trois caravelles: la NiÒa, la
Pinta et la Santa Maria. |
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Note de l'auteure
Les faits historiques doivent Ítre rapportÈs
le plus rigoureusement possible. J'ai fait de mon mieux pour
colliger les informations ý ma disposition. Par contre, j'ai
omis volontairement les passages pour lesquels il y avait
trop de contradictions. J'en tiendrai compte aprËs plus amples
recherches. Si des personnes manifestaient un intÈrÍt ý complÈter
ces informations, invitation leur est faite de communiquer
avec moi par courrier Èlectronique ou par tÈlÈphone au 428.32.39.
Merci de votre coopÈration.
Claudette Lemay, claudettelemay@globetrotter.net
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RÈfÈrences |
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:Les dictionnaires: Larousse, Multi, Robert,
#2,
Petit manuel d'histoire du QuÈbec, LÈandre Bergeron,
Šditions QuÈbÈcoises Histoire 1534-1968, Denis Vaugeois,
Jacques LacoursiËre
150 de souvenirs, 1834-1984, St-Ferdinand d'Halifax,
sous la direction de Jeanne d'Arc Marcoux Dubois,
Internet, plus particulièrement: La Compagnie de la
Baie d'Hudson, La Compagnie du Nord-Ouest, Frobisher, Craig,
Hall.
Liens Internet:
http://www.csbe.qc.ca/stefamille/historique.html
http://www2.biblinat.gouv.qc.ca/rfq/themes/371.htm
http://www.pqbertrand.qc.ca/histoireduquebec.htm
http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/didactique/civique-06.html
http://www.bibl.ulaval.ca/ress/manscol/1877.html
http://www.anq.gouv.qc.ca/ANQ-C-01-A.html
http://132.206.203.207/french/history/06b.htm
(C.N.O. et Frobisher)

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